–Suppression des taxes sur les denrées alimentaires et leur compensation par des taxes sur les cigarettes et les produits de luxe.
C’est, entre autres, ce que Yacoub Ould Dahoud a écrit sur son Facebook. Il avait formulé ses dernières volontés avant de s’immoler par le feu, en face du palais présidentiel. Pour lui, « l’extrémisme et le terrorisme sont le résultat de cinquante ans de pauvreté, de désespoir et de despotisme des gouvernants et de leurs flagorneurs« . Il a déclaré que « la Mauritanie est pour le peuple et non pour les généraux et leurs caudataires ».
Immolation de Yacoub
Formulées sur Facebook, les amertumes de Mr Yacoub : « Assez de tyrannie et d’injustice! » et « nous, générations de l’avenir, ne méritons-nous pas un seul mois de résistance?« , avant d’ajouter: « Sortons du carcan de l’oppression et de la répression intellectuelle, matérielle et physique!« , auraient pu provoquer un soulèvement de la masse contre le pouvoir en place, comme cela s’est passé en Tunisie, et voilà en Egypte.
MrYacoub Ould Dahoud s’est également adressé au président Mohamed Ould Abdel Aziz, via le réseau social en vogue ‘’Facebook’’, en disant ceci : « Si vous n’acceptez pas cette offre, préparez-vous à affronter la colère du peuple qui vous réserve un sort similaire à celui de Ben Ali« . Il a ajouté: « Nos vies sont sans grande importance, quand nous devons les sacrifier pour la Mauritanie, afin que nos enfants vivent dans un pays où règnent justice sociale, liberté et démocratie«
Immolation de Yacoub
Il a conclu son message en disant: « Si je réussis, c’est pour toi, mon peuple, si j’échoue, c’est à vous jeunes du futur de la Mauritanie de réussir là où j’ai échoué« .
Il a signé son message par «Yakoub Ould Dahoud, simple citoyen réclamant des droits légitimes ».
Il a également écrit sur sa page en gros caractères: « Je ne vous oublierai jamais, ô Mohamed Bouazizi. »
Il a aussi écrit, en rouge vif, des slogans en arabe et en français, dont notamment: « Non àl’injustice!« , « Non à l’esclavage!« , « Non pour un président commerçant!« , « Non au retour du clientélisme!« , « Non au pouvoir de la famille et de clan!«
Avec les réseaux sociaux, l’on a plus besoin de connaître l’adresse de qui que ce soit, pour lui adresser un message ; même aux chefs d’états du monde. Des messages forts, que tous pourront également lire.
En effet, les différents sites de réseaux sociaux sont devenus très populaires depuis quelques années, ‘’Facebook’’ qui est connu de tous, vient en tête.
Quel est le principe de Facebook ?
‘’Facebook’’ est un réseau social, c’est-à-dire que vous créez un compte gratuitement et en échange vous obtiendrez une page à votre nom, qui vous permettra de partager des conseils, des photos ou vidéos avec vos amis.
Le but étant de créer sa communauté, ce qui vous aidera par la suite, à vendre votre produit ou à faire la promotion d’un produit ou service de l’un de vos confrères (et percevoir une commission au passage).
Attenton, que Fais- tu?
Quels sont les avantages de Facebook ?
•’’ Facebook’’ permet d’entretenir de bonnes relations avec vos abonnés ou clients.
•’’ Facebook’’ vous permet d’entrer en contact avec vos confrères afin de mettre en place des partenariats ou de travailler ensemble sur un projet.
• En participant à la vie de différents groupes, vous pourrez devenir un expert aux yeux des personnes présentes dans votre marché, ce qui améliore votre crédibilité.
• Vous pouvez ajouter des photos ou vidéos sur votre page. Le but est que vos amis se sentent plus proches de vous et qu’ils puissent mettre un visage sur votre nom.
Facebook, auss un piège...
Quels sont les inconvénients de Facebook ?
• Tout ce que vous ajoutez sur votre profil, peut être visible par vos amis, si votre profil est privé ou par tout le monde, si vous décidez de mettre votre profil en public. Vous devez donc faire attention à tout ce que vous dites, car suivant vos propos, certaines situations peuvent déraper. Il ne faudrait pas que votre nom soit associé aux mots « arnaque » ou « arnaqueur ».
• Si vous ne savez pas gérer votre temps, vous risquez de passer de longues heures, à lire les profils de vos amis ou à mettre à jour le vôtre. Vous devez donc limiter, chaque jour, le temps passé sur ‘’Facebook’’, car il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas que ce site pour réaliser la promotion de votre business.
• Faites attention, à ne pas divulguer trop d’informations personnelles, si vous ne souhaitez pas être harcelé par certaines personnes (un client déçu par exemple).
Les habitants des quartiers sud de la capitale mauritanienne ‘’Nouakchott’’, à une douzaine de kilomètres du centre-ville, ont été réveillés dans la nuit du 2 février 2011, par une forte explosion, après plusieurs échanges detirs d’armes à feu. Selon des sources de sécurité mauritanienne, il s’agirait de l’explosion d’un véhicule, appartenant à des membres d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Les trois occupants de ce véhicule bourré d’explosifs, se sentant cernés par les forces de l’ordre mauritaniennes, se seraient fait sauter pour éviter d’être arrêté. C’est depuis la nuit du samedi 29 au dimanche 30, pris d’alertes, que les forces de sécurité du pays (militaires, gendarmes et gardes présidentielles), se sont mobilisées pour retrouver trois pick-up qui avaient, selon elles, forcé un poste de contrôle près de Néma, au sud-est du pays, non loin du Mali voisin.
L'impact de l'explosion
Toujours selon des sources sécuritaires, le premier véhicule aurait été retrouvé le lundi 31Janvier, à Bogué, une ville proche de la frontière sénégalaise. Le deuxième véhicule, quant à lui, aurait été neutralisé, au soir du 1er février, près d’Arkiz, à deux heures de route au sud de Nouakchott. Plusieurs suspects avaient été arrêtés ; des explosifs et des armes auraient même été saisis.
Le pick-up qui a explosé cette nuit, pourrait bien être le troisième véhicule recherché. En tous cas, la tension reste grande ces-jours-ci, à Nouakchott, où plusieurs routes ont été bloquées par les forces de sécurité.
Le licenciement de trois salariés d’une entreprise d’ingénierie de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) pour ‘’dénigrement de leur hiérarchie’’ sur ‘’Facebook’’ a été jugé «fondé» par le conseil des prud’hommes, avaient confirmé les avocats des différentes parties.
Le conseil des prud’hommes était saisi du cas licenciement des trois salariés de la société Alten, à qui il était reproché d’avoir échangé des propos critiques, à l’égard de leur hiérarchie et d’un responsable des ressources humaines de l’entreprise, sur le réseau social ‘’Facebook’’. «Les pages mentionnant les propos incriminés constituent un moyen de preuve licite du caractère bien-fondé du licenciement», a estimé le conseil des prud’hommes.
Ces faits reprochés aux salariés remonteraient à décembre 2008. Lors d’échanges sur ‘’Facebook’’, l’un des salariés, s’estimant mal considéré par sa direction, avait ironisé sur sa page personnelle, en disant faire partie d’un «club des néfastes». Deux autres employées avaient donc répondu: «bienvenue au club».
La direction d’Alten, avait alors décidé de licencier les trois salariés pour «faute grave», considérant leurs propos comme un «dénigrement de l’entreprise» et une «incitation à la rébellion».
La société avait fait valoir qu’elle n’avait pas violé « la vie privée de ses salariés», les propos ayant été échangés sur « un site social ouvert».
En revanche, les salariés ont plaidé que l’échange entre les salariés avait un caractère strictement «privé».
(Source AFP)
En Mauritanie, les réseaux sociaux, en l’occurrence le site ‘’Facebook’’, a pris une place aussi grande que le téléphone mobile, auprès de la population intellectuelle, qui se connecte tant bien que mal à Internet. Plus de 10 % de la population mauritanienne (environ 3 millions 500 mille d’habitants), s’intéressent à Internet ; ce chiffre qui parait minime, comparé à d’autres pays, est pourtant significatif quand on regarde l’histoire de ce pays. Dans ce chiffre d’internautes mauritaniens, compris entre 350 000 et 600 000, près de 90% sont inscrits sur ‘’Facebook’’. Comprenons par là que ‘’Facebook’’ est le réseau social, le plus connu et le mieux fréquenté, en Mauritanie. C’est en début d’année 2010, que les internautes mauritaniens ont commencé à s’intéresser aux réseaux sociaux, notamment le site ‘’Facebook’’ ; et aujourd’hui, ile ne peuvent plus s’en passer. Chaque jour, un nouveau ‘’cyber café’’ ouvre ses portes, parce que la demande est forte. Les filles, qui font la majorité de la clientèle, se sentent plus à l’aise dans ces cybers, plutôt discrets et rassurants. Chers amis, «Ne vous ruez pas sur ‘’Facebook Mauritanie’’, car ces filles, par mesure de précautions, ne mettent jamais leurs véritables photos sur ces sites ; et aussi, la majorité d’entre elles ne parlent que l’Arabe ».
sur Facebook
Je me souviens encore de ce qui m’avait motivé à aller voir sur ‘’Facebook’’. C’était en début d’année scolaire, je voulais ouvrir une boîte postale afin de recevoir mon courrier postal, alors je me rendis à la poste mauritanienne (Mauripost). Ce jour là, je trouvai au comptoir de réception, une belle demoiselle maure, pour mon inscription. La jeune fille, très accueillante et sympathique, je pensai donc à rester en contact avec elle, en demandant son numéro de téléphone. Un numéro de téléphone qu’elle refusa catégoriquement de me remettre ; par contre, elle me proposa gentiment de la rejoindre sur ‘’Facebook’’. Elle affirma qu’elle voulait connaître, avant tout, ma personne, mes amis, mes sujets de conversation, voir mes photos et ensuite et surtout voir la fréquence de messages que je lui adresserai, etc. etc.Telles seront ses curiosités sur ma page ‘’Facebook’’.
Tes amis
Je veux attirer l’attention, sur le fait qu’en Mauritanie, les filles hésitent à donner leur numéro de téléphone et que les réseaux sociaux, notamment ‘’Facebook’’, viennent atténuer cette peur. Les filles, de peur de n’être surprises par les frères ou les parents, en train de communiquer avec un inconnu à la famille, elles ne donnent leur numéro que lorsqu’elles ont longtemps échangé avec un individu sur ‘’Facebook’’.
Les réseaux sociaux sont donc lenouveau moyen, très prisés, de communication et d’échanges pour les internautes mauritaniens.
L’un des quatre principaux groupes d’opposition en Mauritanie, le Tawassoul, plus connus pour leurs propos radicaux dans leurs déclarations, projettent de s’associer au nouveau réseau social, crée par le principal groupe d’opposition égyptien, ‘’les frères musulmans’’, qui a pour but ‘’premier’’, d’apporter une réplique à Facebook dans le monde musulman, et dont le nom est ‘’Ikhwanbook’’.
Stopper Facebook
Ce réseau social sur Internet, a été lancé depuis le mois de septembre 2010. Le site ‘’Ikhwanbook’’ veut « promouvoir un Islam modéré et éclairer (les hommes et femmes) sur qui nous sommes réellement ». Avait déclaré Mr Mohamed Morsi, l’un des fondateurs du site et membre du bureau politique des « frères musulmans ».
‘’Ikhwanbook’’ est un emprunt du mot ‘’Ikhwan’’, qui signifie « frère », en Arabe. Les fondateurs du site ont préalablement avertit, qu’ils n’y accepteront pas la création de « groupes indécents ».Aussitôt, la première version du site lancée, qu’elle attiré plus de 5000 personnes ; un chiffre qui est en constance progression.
Réseau social
La confrérie des « frères musulmans », a précédemment imité des sites à succès, tels que Youtube ou Wikipédia ; mais avec ‘’Ikhwanbook’’, les critiques viennent de partout, surtout de la part même de certains membres du groupe, qui estiment que cela va plus« isoler la confrérie », plutôt que d’apporter des ouvertures.
Le 10 décembre 2010, après plusieurs tentatives discrètes pour convaincre le voleur de son identité, d’arrêter de porter atteinte à son honneur et à sa réputation, la directrice nationale du PROCAPEC (le plus grand crédit mutuel de la Mauritanie), Mme Nebghouha Mint Tlamid, a été obligé de faire une déclaration à la presse, pour ainsi démentir toute relation avec ce compte, frauduleusement ouvert à son nom, sur le réseau social ‘’Facebook’’, par un inconnu.
Elle s’est dite, « très gênée par le fait de se voir impliquée dans un sujet de ce genre, qui ne la concerne ni de prêt, ni de loin ».
Micro-crédit et épargne
Surtout, a-t-elle ajouté, que ce dernier ne mesure pas ses paroles et piétine la pudeur publique, en évoquant des questions en flagrante contradiction avec les principes moraux de notre société.
Mme Nebghouha Mint Tlamid a aussi déploré le préjudice moral, porté à sa famille, par cette page de ‘’Facebook’’, notamment à ses enfants qui, selon elle, « ont vu leur mère à une place qui ne correspond pas à son rang social et moral ».
La directrice du PROCAPEC
L’ancienne ministre, aujourd’hui directrice national du PROCAPEC, a supplié l’auteur de « cet acteimmoral», de cesser une bonne fois pour toute, de la torturer ainsi que sa famille.
Mr yacoub Ould dahoud, l’homme d’affaire de 43 ans, est décédé le samedi 22 janvier, suite à ses brûlures, qui très graves, ne lui ont pas laissé de chances. Il avait été conduit à Casablanca (Maroc), les jours mêmes qui suivirent son immolation par le feu, le 17 janvier dernier.
Le corps de Yacoub Ould Dahoud, dont la dépouille est arrivée dimanche soir de Casablanca, a été conduit dans un cimetière de Nouakchott par un cortège motorisé après une prière dite dans la grande mosquée de la ville.
Dans la foule nombreuse qui a assisté aux obsèques, figurait le chef de l’opposition, Mr Ahmed Ould Daddah, ainsi qu’un autre opposant, Mohamed Ould Mawloud, qui avaient dénoncé « la pression des injustices« ayant conduit cet homme à s’immoler par le feu.
Ruée sur les journaux
Un peu plus tard, ce même dimanche soir, le leader du parti islamiste modéré, Tewassoul,Jemil Ould Mansour, a également présenté ses condoléances à la famille et a exigé une « amélioration urgente du niveau de vie des populations pour éviter d’autres actes de dépit« .
Le président mauritanien, le GénéralMohamed Ould Abdel Aziz, avait estimé pour sa part, que ce sont « la frustration et la désolation qui ont conduit« ce “ riche homme« , à commettre ce geste, face à un gouvernement qui mène une « lutte sans merci » contre « la gabegie et le détournement des deniers publics« .
Yacoub Ould dahoud
Rappelons que Mr Yacoub Ould Dahoud s’était immolé par le feu, dans sa voiture, le 17 janvier, près de la présidence de la République à Nouakchott. En raison de la gravité de ses blessures, il avait été transféré au Maroc. Il avait ensuite fait savoir, qu’il avait agit ainsiparce qu’il était « mécontent de la situation politique du pays et en colère contre le régime en place ».
Le vendredi 21 janvier, l’on a assisté, dans l’hôpital régional de la ville touristique d’Atar, à une scène inacceptable. L’administration de cet hôpital, a refusé catégoriquement de rendre la dépouille mortelle de ‘’salma Mint Gneivid’’, soit disant que la famille de la défunte, ne s’était pas acquitté des frais d’hospitalisation qui s’élèveraient à 3500 ouguiyas.
L’exigence de ces frais aurait bien été comprise et acceptée, si et seulement si, la famille avait les moyens de payer. L’accompagnatrice de la défunte, une mineure, a bien indiqué n’avoir aucun moyen pour répondre à l’exigence de payement des dits frais ; mais l’administration de l’établissement ne s’est pas retenu de refuser la sortie du corps.
La dépouille de la Dame
Après donc des heures d’attente, la mineure toute en pleure, fut obligée de demander l’aide de quelques visiteurs pour procéder au règlement de la « facture », et ainsi pouvoir retirer le corps de sa mère, pour permettre à sa pauvre famille de l’enterrer.
Les habitants de la ville d’Atar se plaignent de ses frais d’hôpital, qu’ils jugent assez « exorbitants », car la majorité étant très pauvres.